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Né dans les Balkans

Né dans les Balkans

Автор: Минко Балкански / Minko Balkanski

Художествено оформление : Иван Русанов

Дата на издаване:Юни 2018

ISBN:978-954-28-2598-2

Страници:272

Корична цена:16 лв.


LE PROFESSEUR MINKO BALKANSKI est né en 1927 dans un tout petit village isolé dans la montagne les Balkans. Son enfance rurale est marquée par la curiosité et la passion de la lecture. Physicien de vocation précoce il est à luniversité déjà à 15 ans. Il quitte la Bulgarie dès l’arrivée du communisme avec tous les risques de la traversée du rideau de fer à cette époque. A 19 ans il se retrouve seul en France avec lobstination de poursuivre ses études. Nommé jeune professeur à lUniversité Pierre et Marie Curie (Paris 6), il est aussi professeur à l’Université de Californie et Directeur du Laboratoire de Physique des Solides à lEcole Normale Supérieure. Précurseur dans le domaine de la Physique des semiconducteurs, il est l'auteur de 28 monographies et ses publications originales sont réunies dans « Scientific Publications » en 5 volumes.

Pour ouvrir la voie de jeunes talents exceptionnels vers les grandes écoles françaises, il crée lInstitut des Hautes Etudes pour le Développement de la Culture, la Science et la Technologie en Bulgarie, ce qui au cours des années a conduit à la formation dune élite exceptionnelle de scientifiques et artistes bulgares.

En Bulgarie il a créé la fondation qui porte le nom de son père Minu Balkanski, aujourd'hui un centre déducation et de passion pour les sciences et les arts, organisant plusieurs écoles dété pour des jeunes enfants dans le cadre du projet « La jeunesse et la Science ».

Cest ce parcours enthousiaste et généreux que retrace ce livre.

 

PREFACE

“My father was born in an illiterate family” – c’est ainsi que s’ouvre la profession de foi de mon fils aîné Alexandre Balkanski, devenu une figure importante dans l’économie de ce grand pays que sont les Etats Unis.

C’est une affirmation tout à fait exacte… La stricte vérité ! Et pourtant elle heurte le vieux professeur que je suis devenu. Elle sonne comme une interpellation…

Oui, mon père est né dans un tout petit village perché en haut des collines de Sredna Gora, au centre de la Bulgarie. Ses parents avaient pour tout bien quelques chèvres et très peu de terre pour nourrir sept enfants, de sorte qu’il fut envoyé à l’âge de 11 ans comme apprenti dans un magasin dans la ville voisine pour contribuer à la survie de la famille. Je ne sais pas quelle révolte, quelle flamme interne l’a poussé à essayer d’échapper à cette condition, à tenter de fuir cette boutique pour essayer de se faire engager comme balayeur au lycée français de Plovdiv. Malheureusement, il fut rattrapé dans le train par le frère du propriétaire et ramené à la boutique. Loin de se résigner à son sort, il travailla avec acharnement à s’éduquer seul par la lecture. Et c’est cet autodidacte qui fut le guide pour son fils sur le chemin à devenir professeur à la Sorbonne, chercheur reconnu, un des pionniers dans les connaissances fondamentales des propriétés des matériaux semi­conducteurs et électroluminescents qui ont donné naissance à l’élec­tronique moderne.

Le mythe du self-made mandont aiment se glorifier certains hommes qui ont réussi aux USA accrédite l’idée d’une coupure avec les racines et l’héritage génétique.

Certes, mon fils Alexandre a inventé la compression et décom­pression d’image, créé cette entreprise à l’expansion fulgurante qu’a été C-Cube Microsystems et devenu un des hommes qui comptent aux USA. Mais sa découverte aurait été impossible sans les connaissances fondamentales des propriétés des semiconducteurs, auxquelles mes propres travaux de recherche ont contribué significativement ; sans l’invention de la diode, du transistor, dont l’empilement par milliards donne les performances qui paraissent sans limites des technologies modernes. Dans les années cinquante, nous étions les pionniers, le groupe de chercheurs savants et ingénieurs qui avons jeté les bases de ce développement continu qui a l’air de ne pas pouvoir s’arrêter.

Un mode de vie, une civilisation s’est développée là-dessus et maintenant une autre vague se lève contre elle. La guerre est déclarée à notre existence, même à nos valeurs, à notre bonheur de vivre. On est parti pour nous exterminer. On tue dans les rédactions des jour­naux, dans les salles de spectacle, dans les églises. Qu’avons-nous à opposer à cette attaque ignoble, à cette barbarie et élan d’extermi­nation né de l’ignorance, de la bêtise et des instincts les plus bas. La seule arme que nous pouvons lever contre ce danger c’est l’éducation.

C’est justement à l’éducation que je consacre la dernière partie de ma vie, mais auparavant j’ai fait des études, de la recherche, j’ai enseigné, j’ai bâti et c’est de ce parcours que ce livre parle.

Le parcours d’un homme sorti d’un petit village perdu dans les montagnes bulgares, mû par une vocation scientifique, chemin escar­pé, obstinément poursuivi avec un seul guide, la volonté, projeté aux sommets de la recherche scientifique, fécondée par l’amour des arts, de la culture et de l’humanisme.

Engagé maintenant dans un vaste effort d’éducation d’enfants talentueux, mais sans repères culturels pour éveiller leur curiosité et donner le goût de l’effort pour apprendre et connaître, la volonté et l’ambition de grandir par la science et le savoir.

Cette histoire débute par une enfance bulgare dans un modeste village des Balkans, entre Sofia et Istanbul, se poursuit en une tra­jectoire plusieurs fois reprise autour de la terre et passant par les sommets de la recherche scientifique. Avec une césure : la fuite du régime communiste pour la France, à l’âge de 19 ans.

Une enfance pétrie par une civilisation rurale dont la Bulgarie actuelle se veut complètement délestée. L’enfant seul dans les sentiers de la montagne grandit dans une liberté totale. Là, fut l’impulsion dé­cisive donnée à une vie, là plongent les racines profondes qui tirent la sève pour faire éclore le garçon, puis l’homme, fou de liberté, pénétré de beauté comme indomptable dans l’effort. La vocation scientifique, née très tôt, a été irrésistible. Le bonheur, la plénitude, vinrent de la passion pour la découverte des processus intimes de la physique.

Les années de scolarité dans la petite ville voisine du village ont été imprégnées par l’ombre d’un père qui infusait la sagesse et la bonté pendant ses visites tellement attendues. L’exemple du père a été fondateur d’une sensibilité à la culture et à la liberté. A la culture de soi se joignait un refus entier de la croyance en tout domaine : tout à la recherche de la vérité.

Passion de faire avancer la connaissance scientifique et amour immodéré de la culture littéraire et de la musique : c’est dans cette tradition des humanistes européens que s’est construit l’homme.

Voué à la recherche scientifique : celle-ci n’est-elle pas la façon la plus directe de servir l’humanité ? Elle appelle au travail sans limites, elle ouvre aux valeurs de l’esprit. Solidarité de l’exigence morale et de l’exigence scientifique : service d’une communauté scientifique, une grande famille d’échanges dans laquelle on entre avec ardeur. La création et le développement du Laboratoire furent l’exercice d’une passion quasi paternelle. L’élan du travail se confondit avec la notion même d’existence. Conférences, congrès, voyages à travers le monde pour échanger et surtout pour collaborer. Chemin faisant on rencontre d’attachantes figures de savants.

Et puis vient le jour où on n’a plus de laboratoire, plus d’équipe de recherche, on est « mis à la retraite », jeté hors du système. Cepen­dant le culte du travail demeure et l’aspiration vers la connaissance, les arts, la culture, devient encore plus aiguë. Veiller au développe­ment futur de la société, mieux préparer la jeunesse à la vie, reste une exigence permanente, comme l’obsession de l’excellence.

Condamné à mort, privé des droits civiques pour avoir refusé le retour en Bulgarie communiste, après le changement de régime en 1990 il est pressé d’accepter une visite pour recevoir le titre de Doc­teur Honoris causa de l’Université Saint-Clément d‘Ohrid de Sofia en 1992.

Commence alors une aventure : rechercher de nouvelles méthodes d’approche dans l’enseignement, où le guide soit la curiosité de l’en­fant, et non les commodités du professeur. Le souci de sélectionner les meilleurs talents, pour les pousser vers la rue d’Ulm et Polytech­nique, devenir des professeurs éminents, des chercheurs remarquables et couronnés de succès. Une phalange se constitue et se groupe pour continuer l’oeuvre.

Dans cette marche vers une société plus responsable et mieux pré­parée à se prendre en main, la musique et les arts ont toujours occupé une bonne place. Multiplier les manifestations musicales, encourager de jeunes talents exceptionnels, pratiquer le violon, maintenant le pia­no, au prix d’une passion intense et de l’amour démesuré de la vie.

Minko Balkanski

1er décembre 2016


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